
Les vacances sont cette fois bien terminées : je suis rentré de Menton où j’ai passé en famille presque deux semaines. L’eau dans les Landes était chaude, mais ce n’était rien à côté de celle de la Côte d’Azur. R. aurait apprécié. J’ai profité de ce séjour pour relire
Biographie, d’Yves Navarre, que j’avais glissé presque au dernier moment dans mon sac. Où l’on voit que la considération des amours homosexuelles dans la littérature a bien évolué en vingt ans : l’éditeur de Navarre lui faisait toujours le reproche de ce que ce genre de relation était d’un intérêt limité et que ce type de livre ne trouverait pas son public.
Suis allé voir, cet après-midi, le dernier Téchiné. Sorti un peu déçu, malgré Gaspard Ulliel : j’ai trouvé que les situations, les dialogues sonnaient faux, comme par exemple le soudain attachement du plus jeune garçon pour Gaspard - je le préfère les cheveux un peu plus longs : c’est peut-être pour cela. R., à qui j’ai dit ma relative déception, m’a fait observé que de pareils engouements ne sont pas rares chez les adolescents, mais bon ! Et puis je trouve que décidément, les Téchiné se ressemblent beaucoup, on voit trop la direction des acteurs : ceux-ci parlent vite, ont de brusques sentiments.