| « Et ça repart ! | Revenus » |
Nous avons donc passé deux semaines à Seignosse, dans les Landes, du 26 juillet au 9 août. Le lendemain de notre arrivée, il n’y avait plus d’eau chaude dans l’appartement. J’ai signalé ce fait à Seignosse Immobilier le lundi matin, de bonne heure. Il s’est par la suite avéré que le chauffe-eau était mort. Le mardi matin, R. et moi avons exigé un nouvel appartement. Nous avons gagné au change : en plus de l’eau chaude, nous avons hérité un appartement doté d’une belle terrasse avec vue sur l’océan et les beaux garçons qui passaient en bas (nous avons beaucoup maté en petit déjeunant). Entre temps, et après quelques douches froides, nous avons eu l’impression désagréable que personne ne voulait prendre ses responsabilités à l’agence pour trouver une solution à nos désagréments.
Malgré ces ennuis, le programme de ces deux semaines s’est déroulé entre le nord de la plage des Casernes, très gay, et la plage naturiste d’Hossegor (où il y a curieusement peu de naturistes). L’eau était tous les jours à 23°, les boulettes prestigieuses plus ou moins nombreuses, selon les jours (on se salit surtout en marchant sur le sable). Aux Casernes, R. s’est pris d’affection pour un grand garçon blond et son copain, qu’il suivait constamment du regard (le blond, surtout) ; je n’étais pas en reste. Au fil des journées, notre parasol s’est peu à peu rapproché des serviettes du couple. Aucun mot ne fut prononcé, aucun geste non plus n’eut lieu, juste des regards. Nos activités d’espionnage nous ont permis d’apprendre que le blond et copain avaient une Twingo bordeaux immatriculée dans l’Oise.
Un jour, nous sommes allés à Biarritz, ville chère à notre coeur. Un autre, à Hendaye, pour passer l’après-midi sur la plage naturiste. C’est ici que R. a le plus souffert de la chaleur. Après quoi, promenade autour du château d’Abbadia, le long des falaises. La nuit est tombée et R. a eu un peu peur, mais passons sur ce détail. Sur le chemin du retour, petit arrêt au Mac Do d’Anglet puis, la nuit, au phare de Biarritz, où nous avons croisé de nombreux garçons, seuls ou en couple.
C’est la première fois que R. et moi vivons ensemble pour une aussi longue durée. Nous nous sommes un peu chamaillés, comme à l’accoutumée, mis en colère parfois, toujours pour les mêmes raisons d’ailleurs. Je ne demande pour ma part qu’à renouveler plus longuement cette expérience.
Pour les photos, adressez vous à R. : elles sont sur son portable.